L’équipe de l’ABRI, essentiellement constituée de femmes fortement sensibilisées aux vécus d’abus et de violence conjugale, s’engage à être particulièrement attentive à l’expression et aux témoignages des personnes vulnérabilisées par des blessures relationnelles.
Nous avons tenu une première soirée-témoignage
en ce sens en septembre 2024 :

Certains d’entre-vous ont peut-être déjà rencontré l’animatrice de rue Julia Pissenlit lors d’un événement. Elle vous a peut-être surpris, amusé, ou amené un peu de légèreté dans votre journée! Et pourtant derrière son exubérance et ses rires enjoués se cache une vie tourmentée par des réminiscences d’abus. Lors de cette soirée-événement, Julia révèle cette détresse qui a profondément marqué son existence et ses relations.
Sans entretenir la victimisation ou une quête de dénonciation, elle témoigne de son parcours de combattante pour dépasser ses peurs-panique, pour rebâtir sa confiance et entreprendre un chemin de guérison. Elle partage les outils qu’elle a utilisés pour parvenir à exprimer l’indicible, pour se réconcilier avec la vie et pour enfin découvrir sa profonde raison d’être.
D’autres artistes et personnes-ressources ont participé à cette soirée unique en solidarité avec les personnes ayant subi des abus.

Favoriser l’expression des ressentis intérieurs au moyen du dessin-tracé du corps
En partenariat avec les ateliers-partage, certaines femmes de l’équipe offrent des ateliers d’initiation au « DessinAma ».
Il s’agit d’une pratique toute simple ne nécessitant aucune habileté ni performance. Tracer des images du corps dans sa plus grande sensibilité et vulnérabilité nous invite à nous reconnecter avec notre être profond.

L’expression des ressentis intérieurs par l’image et le témoignage favorise la prise de conscience des expériences négatives, charges somatisées et détresses occultées dans notre corps. La carcan incapacitant de ces blessures inconscientes peut alors se transformer en présence créatrice.

