CLÔTURE DU FESTIVAL OSER SE RENCONTRER : UNE COMMUNAUTÉ VIVANTE ET INSPIRANTE

Du 16 au 19 avril 2026, le Festival Oser se rencontrer, co organisé par le Réseau l’ABRI et l’Espace DEP Sylvestre, a rassemblé une communauté vibrante autour d’une programmation riche en rencontres humaines, en découvertes et en expressions artistiques.

Au terme de ces quelques jours, une chose est certaine : ce festival a été bien plus qu’un événement. Il a été un espace vivant où des liens se sont tissés, où des élans ont pris forme, et où une énergie collective forte s’est déployée.

Partages lors de la clôture du festival

Dès les premières activités, une atmosphère de simplicité, d’authenticité et d’accueil s’est installée. Les cafés-rencontres, les ateliers, les moments de création et les échanges spontanés ont permis à chacun de trouver sa place. Plusieurs festivaliers sont revenus jour après jour, créant une familiarité touchante et un véritable sentiment d’appartenance.

Les témoignages recueillis à la suite du festival parlent d’eux-mêmes : ils témoignent d’une expérience humaine profonde, d’une organisation chaleureuse et d’un réel impact dans la communauté.

Cette réussite repose sur l’implication remarquable de nombreuses personnes et partenaires. Des lieux qui ont ouvert leurs portes avec générosité, des artistes et animateurs engagés, une équipe en cuisine attentionnée, des bénévoles dévoués, véritables piliers du festival, ainsi que des collaborateurs techniques, photographes et partenaires de diffusion.

Un merci tout particulier revient également au comité organisateur, qui a porté cette vision pendant des mois avec constance, cœur et engagement.

Nathalie L, Josée, Julie L, Nathalie G, Lise, Marie-Noëlle, Marc-André et Julie G lors d’une des nombreuses réunions de planification du festival.

Un grand merci aux partenaires de diffusion, l’Avant-première, l’Artishow, la Taverne Montcalm et la Maison Réalité qui ont généreusement offert leurs espaces pour les diverses activités, le festival n’aurrait pas pu se faire sans vous!

Merci à Charles, de la Taverne Montcalm, qui a spécialement monté une scène pour les spectacles du festival présentés à la Taverne.

Et bien sûr, ce festival n’aurait pas été possible sans la présence du public. Par sa curiosité, sa participation et sa confiance, il a contribué à donner vie à chaque moment.

Ce qui s’est vécu durant ces quatre jours dépasse le cadre du festival lui-même. Il s’agit d’un mouvement, d’un élan collectif où la communauté se rassemble, se reconnaît et se célèbre.

Nous repartons avec des images fortes, des liens tissés et une envie profonde de poursuivre ces rencontres.

Merci à toutes et à tous d’avoir contribué à faire de cette première édition un succès aussi humain que inspirant.

REVUE DE PRESSE

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/Les-matins-d-ici/segments/rattrapage/2350623/culturel-avec-rachel-crustin

https://bulletinaylmer.com/un-nouveau-festival-creatif-et-inclusif-s-installe-a-hull-ce-printemps

https://uniquefm.ca/infos-unique/oser-se-rencontrer–un-festival-pour-briser-lisolement-a-gatineau-30109

TÉMOIGNAGES

C’est vendredi et jusque là, j’adore! J’ai participé au spectacle de Lucile, à un atelier d’écriture et aux café-rencontres. Ça fait du bien, d’être si bien accompagnée. J’en profite pour remercier les organisateurs et toutes les heures qui ont été offerts pour faire de ce festival une super belle réussite. MERCI !!!!
—Eda

Rachelle et ses amies ont passé des heures et des heures à peindre plus d’une centaine de galets-souvenir de l’édition 2026 du festival. Chaque participant a recu son souvenir personnel unique!

Merci à Rachelle pour la coordination et la création des pierres peintes si précieuses. Cette initiative a apporté une touche de douceur, de soin et de beauté au festival et à ses participants.
—le comité organisateur

L’horaire du festival, avec sa quarantaine d’activités, affiché sur le mur de l’Espace DEP Sylvestre.
Rachelle et Julie à la préparation de l’accueil des festivaliers

Wow! Quel festival!!! On se croirait dans un congrès multiples choix! Beaucoup de belles rencontres à commencer par moi-même. Ahah! Je suis comblée de participer, en plus d’être impressionnée par le travail colossal… Chapeau à l’organisation! Merci.
—Suzanne

Il y a 10 mois, je marchais avec une canne. Ce soir, avec ma hanche de titane… Et grâce à Louis : je danse!!! Merci
—J. Venne

Merci à tous les organisateurs! WoW! C’est merveilleux ce que vous avez créé. Que de rencontres et de connexions! Anne-Marie La Lionne tient à remercier tous les aidants et organisateurs du Cercle des tambours qui fut un succès retentissant avec 19 participants… vous faites partie de ce succès. Grand merci!

Merci pour les rencontres ainsi que pour toutes celles qui en découleront!
—Alain R.

MERCI pour cette magnifique opportunité de réseautage, de partage, de vivre des émotions tout en sortant de l’hiver en beauté, douceur et couleur ! Je suis tellement heureuse d’avoir assisté à un événement de la sorte grâce à une équipe bénévole de feu et exceptionnelle ! C’était impressionnant.
—Neige

L’artiste-conférencière Claudine Blier est venue de Grandby pour assister au festival et y offrir des ateliers.

Merci CLAUDINE, LUCIE et THÉRÈSE, nos festivaliers hors région qui ont fait la route pour être avec nous tout au long du festival. On vous aime gros et on a très hâte d’aller à VOTRE rencontre!.
—Julie L.

Je prends un moment pour dire un immense merci à Julianna et Liliana et à toute l’équipe pour vos plats gastronomiques, sains et si bienveillants. Vous y avez mis beaucoup de temps et d’attention, et on s’est senti choyé, honoré, comme accueilli avec un grand soin. Tout était si délicieux… un vrai moment de grâce au cœur du Festival.
—Julie G.

Toute l’équipe de Julianna et Liliana, qui a relevé le défi de confectionner à la main assez de bouchées en « alimentation bienveillante » pour nourrir tous les festivaliers présents à la dégustation.

« À tous nos commanditaires, au nom de toute l’équipe du festival Oser se rencontrer, je tiens à vous adresser nos sincères remerciements pour votre généreuse contribution financière. Votre appui est précieux et contribue directement à faire de cet événement un espace de dialogue, de découverte et de rapprochement au sein de notre communauté. Nous vous sommes très reconnaissants de votre engagement et de votre soutien. Ce fut un grand succès et nous sommes sincèrement touchés par votre confiance.

« Je tenais aussi à vous remercier Mario de l’imprimerie Barbuzz pour votre excellent service pour tous nos produits imprimés. Ce fut un grand succès ! Encore un grand merci d’avoir soutenu le festival, et au plaisir de collaborer de nouveau avec vous. »
— Marie-Noëlle Bourgoignie

«Un merci tout spécial à Ti-Mousse, véritable coup de cœur pour plusieurs festivaliers. Ta présence a marqué nos cœurs.»
— les Festivaliers

Ti-Mousse, Nathalie et Julie attirant l’attention des automobilistes en avant de l’Espace DEP Sylvestre.

« Je vous écris avec le cœur encore un peu chez vous. Après une dizaine de jours post-festival, il était temps pour moi de revenir vers vous, lucioles québécoises qui avez éclairé mon passage à Gatineau. Ce séjour était pour moi un de ces moments où tout s’aligne doucement. Votre écoute, vos regards, cette manière d’accueillir mes chansons… j’ai senti quelque chose se déposer. Comme si, pour la première fois, elles trouvaient une forme de maison loin de chez moi. Un where I belong. Pendant ce festival, il y a eu bien plus que la scène. Des rencontres profondes, des ateliers, des échanges qui m’ont traversé. Des personnes qui osent, qui doutent, qui cherchent…. comme moi. Et dans tout ça, une sensation très claire : j’ai envie de partager davantage. De vous inclure encore plus dans ce chemin. Ce que je ramène avec moi, c’est un élan. Celui de continuer à créer, mais autrement. Plus de lien. Plus de vrai. Plus de vivant. Je sens que quelque chose bouge. Moins de retenue. Plus de lien. Plus de lumière partagée. Merci d’être là, vraiment. »
— Lucile Joly

La grande salle du DEP était pleine lors du lancement du festival avec le spectacle de Lucile Joly

« Un immense merci pour votre précieuse participation aux cafés-rencontres dans le cadre du festival Oser se rencontrer. Ce fut un réel plaisir de vous rencontrer, et votre engagement a grandement contribué à la richesse de l’événement. »
— Marie-Noëlle et Lise

« Ce fut un réel plaisir de participer aux cafés-rencontres dans le cadre du festival Oser se rencontrer. Nous sommes heureux d’avoir pu contribuer à la réussite de cet événement et à la richesse des échanges. Au plaisir de collaborer de nouveau. »
— Michel K.

Merci à Marie-Laure qui a réalisé les petits clips diffusés sur les réseaux sociaux pour mettre en valeur les organismes présents aux cafés-rencontres!

« Ce fut un réel plaisir d’être des vôtres! WOW!!!! Quelle belle organisation et quel bel événement. Chaleureusement. »
— Carole L.

« Quel plaisir ce fut de voir et revoir les gens revenir chaque jour pour profiter des ateliers et activités du festival… où s’installait une belle familiarité ! »
— Josée Lafrenière

« MERCI à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à rendre l’Espace DEP Sylvestre VIVANT, VIBRANT et RESSOURÇANT pendant le Festival! Merci pour ces beaux mots et merci à vous tous. Ce travail d’équipe a contribué à la réussite du Festival! »
— Lyne Gingras

L’espace Café du DEP durant le Festival

« Une expérience humaine qui transforme et qui donne un sens à la profondeur par la créativité renouvelable. »
— Nathalie Lafontaine

« Merci pour cette belle organisation qui a conduit à de la profondeur tout en légèreté. J’ai adoré aller à votre rencontre et à la rencontre des participants. »
— Claudine B.

« Un grand, grand merci d’avoir porté ce projet à l’intérieur du Festival. J’ai adoré parler aux artistes et avoir l’opportunité de partager mes dessins aussi. J’ai apprécié la simplicité de l’organisation avec l’emphase mise sur les rencontres avec les œuvres à l’appui. À refaire!! »
— Colette

« Merci aux personnes qui ont organisé ce merveilleux festival si rempli d’humanité. »
— Rachelle

« Lyne, Sébastien, Nathalie! Je ressens une immense gratitude pour tout ce que vous avez porté avec tant de cœur. Lyne, ton espace café a été un vrai lieu de douceur et de rencontre. Sébastien, merci pour ta cuisine généreuse, un délice, et une si belle découverte de tes talents. Nathalie, tu as pris en charge entièrement le dossier des bénévoles et tu l’as porté avec brio. Vous avez donné des heures et des heures, avec enthousiasme et présence… à l’image même du festival. »
— Julie G.

« Bisous héliportés merci pour le cailloux. »
— Sébastien

« Merci pour la nourriture de vendredi dernier, préparée par Marie-Claude et son équipe. C’était incroyable, délicieux et parfait sur tous les plans! On entendait des “wow” partout… et tout le monde a vraiment bien mangé. »
— Julie Gallienne

« Un immense bravo et toutes mes félicitations pour le succès du festival! C’est vraiment génial tout ce qui semble en ressortir. »
— Marie-Claude

« Je souhaite remercier de tout cœur l’équipe des communications — Renée, Annie, Louise, Manu, Lise et Marie-Noëlle. Merci pour votre dévouement et le temps investi dans la planification de la conférence de presse et la coordination des médias. Grâce à vous, nous avons eu six entrevues à la radio, à la télévision et dans les journaux. Nous vous en sommes profondément reconnaissants. Votre engagement a fait une réelle différence. »

« J’aimerais également remercier toutes les personnes qui ont participé à témoigner lors de Tout un parcours de transformation en partage le vendredi soir.

Ce fut un moment profondément touchant, parfois même bouleversant. Votre vulnérabilité, votre authenticité et votre présence ont créé un espace d’une grande humanité. »

La présentation « Oser la parole sur scène » à l’Avant-première

« Merci à toutes les personnes qui ont participé à Oser la parole sur scène samedi soir. Je reconnais tout le chemin parcouru au fil de l’année et ça m’a profondément touchée.

Votre engagement, votre présence et votre soutien ont vraiment porté cette soirée. En prenant la parole, vous avez su toucher et inspirer de nombreuses personnes. Merci pour votre confiance et pour votre patience avec moi. J’en suis très reconnaissante. »

« Dimanche, je remercie chaleureusement toutes les personnes présentes au cercle de clôture. Nous pensions être quelques-uns… et la salle était remplie. Ce fut un moment d’une grande beauté, une façon vivante, rassembleuse et vibrante de clore le festival ensemble. C’était mémorable! »

— Julie L.

Kiosques à l’expo-rencontre « L’art qui transforme »

« Merci pour votre présence à l’expo-rencontre, un espace simple et vrai de partage autour de vos processus de création. Ce fut un véritable succès, fidèle à l’esprit que nous souhaitions mettre de l’avant. J’ai été touchée par la sincérité des échanges entre vous et les festivaliers, chacun à sa manière. Certaines personnes sont venues de loin, deux artistes se sont même ajoutés en cours de route… comme un élan naturel. On sent que quelque chose a circulé, transformé, relié.

Un mot tout spécial, du fond du cœur, pour le groupe de développement du dessin-tracé. Vous avez fait un véritable dépassement en rassemblant, avec tant de sensibilité, votre portfolio en si peu de temps, en trouvant les mots justes, en simplifiant, en osant vous déposer dans une tranche de vie vulnérable. Merci aussi à Eda et Manu pour la création de ce diaporama profondément touchant, qui a su rendre visible avec justesse et délicatesse ce parcours de transformation par le dessin-tracé. Merci pour votre ouverture, votre authenticité et votre générosité.
Au plaisir de poursuivre ces rencontres. »

— Julie et Colette

Pour le comité organisateur – Un merci tout spécial :
« Juste un petit mot personnel pour vous dire toute ma gratitude pour tout le travail accompli avant et pendant le festival! Notre équipe a su faire en sorte que l’ensemble du déroulement du festival reste fluide, accueillant et harmonieux. Ce qui était tout un défi vu le nombre d’activités et d’espaces utilisés. Il me semble après coup que le premier facteur de cette réussite exceptionnelle en termes d’organisation, surtout compte tenu qu’il s’agissait d’une première édition, vient de l’ensemble des compétences que les divers membres de l’équipe rassemblent tous ensemble. Ce qui fait que chaque membre du comité organisationnel était particulièrement autonome dans ses fonctions et responsabilités. Tout le festival s’est déroulé sans que nous ayons à nous concerter en tant que groupe. Même les réunions d’équipe du matin étaient devenues superflues tant chacune, chacun, savait exactement ce qu’elle ou il avait à faire! Un autre facteur de réussite a été la qualité de l’accueil des festivaliers et festivalières par les bénévoles et les membres de l’équipe. Encore et encore merci pour tout l’engagement, le dévouement et la persévérance dont chaque personne a fait preuve tout le long du processus de création de ce nouveau festival! »
— manu

Un grand merci à notre photographe officiel Robert Mackenzie pour sa couverture soutenue et discrète du festival ainsi que pour son atelier de portrait photo!

Merci aussi pour toutes les photos glanées ici et là par Marie-Noëlle!

Merci à Nathalie Rainville et à son équipe pour l’organisation de la nuit de court-métrages qui a été particulièrement appréciée des jeunes festivaliers!


Un grand merci à Lise pour toutes les activités qu’elle a initiées et supervisées! Photographiée ici en compagnie d’un groupe de festivaliers lors d’un atelier d’écriture!

Ce fut une magnifique aventure remplie de chaleur humaine qui nous a fait voyager dans tous les coins de la ville et même jusqu’à la saveur de la France.
Merci à tous les bénévoles, je vous aime! 🤗
Marc-André

Julie et Josianne en train de planifier la journée d’activité à l’Avant-première

« MERCI au comité organisateur, à tous les bénévoles et festivaliers, j’ai été charmé tout au long du festival. La présence, la bienveillance et l’amour qui se manifestaient des rencontres humaines et authentiques, dont j’ai été témoin, ont été d’une richesse que je porte dans mon coeur.
Une brèche s’est ouverte en moi, un feu s’est rallumé et j’en suis reconnaissante. »
Julie Sauvé

Envoyez-nous vos autres commentaires et photos, nous les joindrons à cet liste de souvenirs du festival!

Et après le festival…

Pour nous rejoindre et inviter l’équipe
de « Tout un parcours » dans votre région, écrire à :
reseauabri@gmail.com

Pour plus d’information:
https://reseauabri.org/tout-un-parcours/

Pour consulter le programme des ateliers printemps-été 2026:
https://reseauabri.org/ateliers/


Activités du 5 au 14 décembre

Restez branchés pour connaitre tous les détails!


Retour sur notre dernière rencontre thématique

Parler de la mort, pour se rapprocher de la vie

Hier soir, à l’Espace DEP Sylvestre, nous nous sommes rassemblés pour une soirée thématique sur la mort.

Une soirée simple, humaine, vraie.

Avant même que les invités arrivent, quelque chose se tissait déjà.

La préparation de la salle, la disposition des tables, les petites chandelles, la lumière douce…

Tout cela fait partie du rituel.

Créer la beauté, c’est déjà préparer l’accueil.

Pendant qu’une équipe s’activait à la cuisine — soupe, pain, desserts — d’autres installaient l’espace, ajustaient les chaises, plaçaient les nappes.

On jasait, on riait, on se soutenait.

C’est dans ces gestes-là que commence la rencontre.

Quand les gens sont arrivés, l’atmosphère était chaude et vivante.

Une soupe savoureuse nous attendait, épicée juste à point.

Et comme toujours, chacun y mettait du sien : un pain, du fromage, un sourire.

Tout se tisse dans la simplicité du partage.

Puis, le cercle s’est ouvert.

On a présenté l’équipe, le réseau L’ABRI, et expliqué comment se déroulerait la soirée, avec le bâton de parole.

Écouter.

Témoigner.

Prendre le temps.

As-tu peur de la mort ?

C’est la première question qu’on a lancée au cercle.

Et, étonnamment, la plupart des gens n’avaient pas peur de leur propre mort.

Ce qui fait peur, c’est la souffrance.

L’inconnu.

Et surtout la perte — perdre ceux qu’on aime, vivre avec le vide que leur absence laisse derrière.

Certaines personnes ont aussi parlé de la peur de la maladie.

De cette peur que la maladie mène à la mort, et de tout ce qu’elle éveille d’impuissance et d’incertitude.

D’autres ont partagé qu’ils avaient eu peur de la mort plus jeunes.

Mais qu’avec le temps, les expériences de vie, cette peur s’était transformée.

Elle était devenue autre chose : une curiosité, une acceptation, parfois même une paix.

Et puis, la conversation a glissé vers un autre type de mort.

La mort intérieure.

La mort d’une partie de nous, d’une identité qu’on doit laisser partir.

Comme une vieille peau qu’on dépose pour en habiter une nouvelle.

Ce passage-là aussi demande du courage.

C’est une mort symbolique, mais bien réelle.

Y a-t-il quelque chose après la mort ?

Les réponses ont été multiples, nuancées, sincères.

Certains croient qu’il n’y a rien.

Plusieurs qu’il y a quelque chose.

Et d’autres ont simplement dit : « Je ne sais pas. »

Ceux qui ont accompagné quelqu’un jusqu’à son dernier souffle ont partagé des témoignages touchants. 

Ils ont parlé d’un passage, d’une transformation, d’un moment empreint de paix et d’amour.

Comme si la mort n’était pas une fin, mais un changement d’état.

Un passage du corps à l’esprit.

De la matière au souffle.

On a aussi parlé du suicide.

Certaines personnes ont témoigné avec courage de leur propre expérience, de cette limite frôlée entre la vie et la mort.

Et de ce qu’elles y ont découvert : que la vie, malgré tout, en vaut la peine.

Qu’elle est précieuse, fragile et forte à la fois.

Ce fut une soirée vivante, vraie, tissée d’humanité.

Parler de la mort, c’est toujours, d’une certaine façon, se rapprocher un peu plus de la vie.

Julie Lapensée

Tout un village… en marche

Dimanche le 31 août, nous étions 18 personnes réunies à l’Espace DEP Sylvestre pour le lancement officiel de notre mouvement « Tout un village en partage ». Une première veillée à la chandelle qui s’est prolongée quelques temps après minuit.

Nous avions choisi délibérément de sortir de notre zone de confort, de nos habitudes, pour vivre quelque chose de différent, d’hors du commun. Habituellement, on termine tôt, on reste dans le cadre connu. Cette fois-ci, nous avons voulu décaler l’horaire, prolonger la rencontre dans la nuit, comme pour marquer que ce mouvement ne ressemblera pas à ce que nous connaissons déjà. Et dans la lumière des bougies, nous avons ouvert ensemble ce chemin : celui de sortir de l’isolement intérieur et de créer des liens vivants, dans la profondeur et le respect.

Témoignage :

« Lors de la soirée aux chandelles, L’ABRI s’est encore illustré par un moment d’écoute et de présence. En moins d’une semaine cette idée a pris forme et s’est vécue tout naturellement. Près de vingt personnes, membres et invités, ont partagé avec authenticité des instants forts de leur vie. Des témoignages empreints de vérités et de symboles, qui ouvrent des chemins pour aider davantage celles et ceux qui désirent sortir de l’isolement. Un autre grand pas pour le réseau l’ABRI!»


Et vendredi 5 septembre, nous avons fait notre premier débarquement!

Un village, ça ne reste pas immobile. Ça se déplace, ça se rend chez l’autre, ça va à la rencontre.

Nous avons commencé par remplir les voitures ensemble, en covoiturage. Déjà là, le ton était donné : on ne part pas chacun de notre côté, on marche ensemble. À notre arrivée, nous avons déposé la nourriture que chacun avait apportée. Autour de la table, les premiers échanges étaient simples, légers, conviviaux. Puis, tranquillement, la conversation a glissé vers quelque chose de plus profond : le rôle de l’homme dans notre société, sa vulnérabilité, sa sensibilité, l’existence de groupes d’hommes et aussi d’espaces mixtes où chacun peut trouver sa voix.

Après ce repas riche en partages, nous avons expliqué ensemble ce qu’est le mouvement Tout un village en partage. Puis, nous avons plongé dans le cœur de l’expérience. Une première question, une première porte ouverte : chacun a pris la parole pour partager une tranche de vie. Pas une tranche déjà préparée, mais une histoire vivante, née de l’énergie du groupe, de ce qui voulait se dire à ce moment-là. Tout le monde s’est exprimé, chacun à sa manière, dans une écoute profonde, dans l’accueil et le respect.

Nous avons terminé plus tard en soirée, avec une deuxième question simple mais essentielle :

Avec quoi repartez-vous? Qu’est-ce qui vous a touché? Quel élan vous habite pour continuer?

Pour moi, un moment fort a été celui où une personne s’est livrée avec une telle vulnérabilité que son histoire a résonné puissamment en moi. J’ai senti mes résistances : l’envie de fuir, la peur d’être jugée, de ne pas être à la hauteur. J’ai choisi de nommer cette résistance, de rester, et de partager quand même. Et c’est là que j’ai compris encore une fois que, dans un village, chaque parole ouvre la porte à une autre. Que c’est par la sensibilité, par l’authenticité, que nous créons ces liens profonds qui guérissent.

Un autre moment marquant pour moi a été cette prise de conscience : plusieurs personnes ont nommé leurs blessures, leurs souffrances, leurs défis de vie. Et j’ai réalisé que, très souvent, ce que nous avons manqué dans notre enfance, notre adolescence ou même à l’âge adulte… devient exactement ce que nous cherchons à offrir. Comme si nos blessures, loin de nous limiter, nous poussaient à donner. Dans le travail, dans les loisirs, dans le quotidien.

Alors, la blessure prend un sens. Elle devient une raison d’être. Elle se transforme en catalyseur pour offrir, pour contribuer, pour aider. Et dans ce mouvement, en aidant l’autre, c’est nous-mêmes que nous guérissons.

Hier soir, nous avons vu naître quelque chose de précieux : un village qui se met en mouvement.

Et ce n’est qu’un début. 🌿


Une deuxième rencontre d’écoute et de liens

Vendredi 12 septembre, s’est tenue la deuxième rencontre du mouvement Tout un village en partage. L’intention était claire : briser l’isolement intérieur en allant à la rencontre de l’autre, créer du lien, et se donner l’espace de se dévoiler à travers nos histoires de vie.

Un départ plein de spontanéité

Dès le point de rencontre à l’Espace DEP Sylvestre, la soirée s’annonçait particulière. En arrivant pour organiser notre covoiturage, nous avons croisé Jacques, qui n’avait encore aucune idée de notre mouvement. Spontanément, l’invitation lui a été lancée de se joindre à nous. Sans trop savoir où il allait ni dans quoi il s’embarquait, il a accepté. Sa confiance et sa simplicité ont donné le ton : dire « oui » à l’inconnu, s’ouvrir à l’expérience, et se laisser surprendre.

Un repas tissé comme par magie

Tout a commencé autour d’un repas. Chacun avait apporté un plat à partager, et sans se consulter, le tout formait un menu parfaitement équilibré, comme si l’harmonie s’était déjà installée avant même le premier mot. En mangeant, nous avons fait un tour de table pour dire « d’où l’on vient ». Dès ces premiers instants, des liens inattendus ont surgi, comme la découverte d’un arrière-grand-père médecin de famille relié à l’histoire de l’une des participantes.

L’écoute, ce trésor partagé

Le point fort de la soirée a été l’écoute. Une écoute offerte et reçue. L’écoute de soi-même lorsqu’on ose déposer un bout de son histoire. L’écoute des autres, qui permet à chacun de se sentir vu, entendu, aimé. Cet accueil réciproque est venu confirmer la valeur précieuse de nos cercles : un espace où la vulnérabilité devient force, où chaque voix a sa place.

Un cercle, une chandelle, une nouvelle rencontre

Après le repas, les lumières se sont tamisées et une chandelle a pris le relais. Nous nous sommes assis en cercle, dans une atmosphère intime, pour laisser émerger les histoires et les paroles. Dans ce cercle, il y avait une personne que nous rencontrions pour la toute première fois, dans un lieu lui aussi nouveau pour nous tous. Malgré ces insécurités naturelles, tout s’est fondu dans l’unité, avec simplicité et fluidité.

Le sens de cette démarche

Ce qui est ressorti de cette deuxième rencontre, c’est l’importance de créer des espaces où l’on peut s’exprimer librement, sans avoir à jouer un rôle. Pouvoir dire qui l’on est, être accueilli tel qu’on est, et sentir qu’on fait partie d’un cercle soutenant. Car seul, c’est souvent trop lourd. Ensemble, c’est possible. Ensemble, nos blessures trouvent un lieu pour se déposer, nos cœurs trouvent une ouverture.

Et la suite…

Ce n’était qu’un début. Nous cherchons déjà d’autres personnes, d’autres groupes à aller visiter. Car Tout un village en partage n’est pas un événement isolé : c’est un mouvement qui grandit, un chemin collectif vers plus de lien, plus de tendresse, plus d’humanité.

👉 Si vous connaissez des personnes ou des milieux qui auraient besoin d’une telle rencontre, n’hésitez pas à nous écrire. In English also!

Témoignage :

« Quel moment magique hier soir d’avoir accueilli chez moi l’autobus du village!

Mon coeur a été rempli de joie de recevoir toutes ces merveilleuses personnes chez moi.

Ce qui a été spécial, c’est comment mon coeur est plus léger ce matin suite à cette rencontre des autres coeurs, à l’écoute sans jugement et aux partages des expériences de vies des autres. Merci 💕 d’être là ✨️

Ma belle amie a reçu cela comme un cadeau 🌸 et elle s’est sentie reconnue par vous tous. 😍 »


Aller à la rencontre des  Kabyles : une soirée de partage et de souplesse

Vendredi 19 septembre, dans le secteur de Limbour, « Tout un village en partage » s’est rassemblé chez la communauté des Kabyles, un peuple autochtone d’Algérie. Une soirée simple et précieuse, tissée de nourritures partagées, de rires d’enfants, de récits de vie et d’intériorisation.

Tout a commencé autour du repas. 

Chacun avait apporté un plat, et la rencontre s’est ouverte par l’accueil généreux, le goût des saveurs, les conversations spontanées. On se sentait tous vraiment chez soi. On s’est présenté, on a raconté un peu de son origine, de son chemin, de ce que l’on porte. Déposer quelque chose de soi, pour être ensemble plus pleinement.

Après le repas, l’espace s’est doucement transformé. 

Les chaises se sont rapprochées.

Les lumières se sont tamisées.

Une petite chandelle a été allumée.

Et le cercle a pris forme.

Cette fois-ci, des enfants étaient présents. Leur énergie a apporté une autre couleur à la rencontre. L’expérience de vivre le cercle avec eux, de les inclure, a permis de toucher à quelque chose d’essentiel : la souplesse.

Souplesse d’accueillir ce qui est là.

Souplesse de laisser tomber les jugements.

Souplesse d’ouvrir les mains et le cœur, plutôt que de tenir aux programmes, aux attentes, à ce que l’on croit que la soirée « devrait être ».

C’est là que le vrai travail intérieur se fait sentir : lâcher-prise, observer ce qui émerge en soi, reconnaître ses réactions, ses déclencheurs, ses résistances, et les transformer en occasions de connaissance de soi.

Au cœur du cercle, deux questions ont guidé la parole :

« Racontez une tranche de votre histoire. »

« Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous? Qu’est-ce qui fait sens dans votre vie? »

Et chacun, à sa manière, a déposé une parcelle de vérité, une couleur de son humanité.

De cette soirée reste une impression forte : la beauté de la rencontre, la richesse du mélange des cultures, la valeur d’un espace où l’on ose être soi et partager notre vulnérabilité. Quand un village entier se déplace pour écouter, partager, s’intérioriser et accueillir l’autre, c’est tout un monde qui s’ouvre.

À Limbour avec les Kabyles d’Algérie, c’est exactement ce qui s’est vécu : un moment de douce reliance et d’humanité partagée. 


Témoignage :

J’ai beaucoup aimé l’expérience du village. Chacun de nous sommes responsable de l’énergie que nous dégageons et d’où l’approche biocentrique prend tout son centre. Ne pas vouloir tout contrôler, laisser l’expérience s’organiser d’elle-même, vivre une expérience organique humaine et découvrir l’autre à travers l’ouverture sincère et authentique. Merci pour cette belle initiative qu’est le village.

Rencontre en anglais : What does “living as a couple” mean to you?

Une autre rencontre spéciale de l’ABRI spécialement pour nos amis anglophones ainsi que pour les nouveaux arrivants moins familiers avec le français. Bienvenue à tout le monde! Les francophones bilingues sont également les bienvenus!

A new major gathering of L’ABRI: This time, on the theme
“What does it mean to live as a couple in 2024?”

What does “living as a couple” mean to you? What makes it work—or not? Share your experiences with us!

Sunday, December 15th at 5:30 PM

At Espace DEP Sylvestre, 230 Montcalm Street

Soup and bread will be served at 5:30 PM, with herbal tea and cookies offered after the discussion.

A joint activity of L’ABRI, Connexions Resource Centre and Espace DEP Sylvestre